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République Algérienne Démocratique et Populaire
MINISTERE DE L'INTERIEUR ET DES COLLECTIVITES LOCALES
DIRECTION GENERALE DE LA PROTECTION CIVILE
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Actualités : |
Voyage d'étude de la Protection civile Les inondations et les accidents de la circulation soucis majeurs à Ghardaïa le Temps le 18 Janvier 2010
(REPORTAGE)
Q UI ne se souvient pas en effet des inondations du 1er octobre 2008, ayant fait 43 décès et des milliers de sinistrés, ainsi que le tout récent accident de la circulation à Menéa dont le bilan des victimes est encore une fois macabre ? Ces deux «constats» représentent le défi majeur pour la protection civile locale, qui ne ménage aucun effort, de l'avis du tout nouveau directeur, le commandant Mohammadi Brahim, qui au cours d'une séance de présentation de son secteur, l'évolution des structures de la protection civile au niveau de la wilaya, a insisté sur ces deux points ainsi que les besoin s du secteur dans la wilaya. De par son relief, Ghardaïa que traversent d'ouest en est six oueds principaux (Zegrir, Boulouh, M'zab, Metlili…), qui convergent tous vers oued Mia et le bassin de Ouargla, est exposée aux inondations. Depuis 1991, pas moins de 11 inondations ont touché la vallée du M'zab, d'où l'intérêt désormais porté par les pouvoirs publics sur la protection des populations, qui construisent de plus en plus sur les berges des oueds. «80% de la population habitent aux abords des oueds», affirme M. Mohammadi. De plus, les routes nationales 1 et 49 représentent l'autre casse-tête pour les agents de la protection civile, amenés parfois à intervenir dans des conditions difficiles au regard de l'éloignement des unités, généralement implantées au nord de la wilaya, des lieux des accidents. L'implantation de ces dernières au nord de la wilaya s'explique par la concentration de la quasi-totalité de la population dans cette région. Composé d'une unité principale, 5 unités secondaires et d'un poste avancé à Hassi Lefhel, le réseau de la protection civile de la wilaya demeure insuffisant, reconnaît -
on, au regard de l'étendue de Ghardaïa qui fait 450 km du nord au sud. «Nous avons demandé deux autres unités à Mansourah et Noumerat», nous fait savoir le directeur. Il s'agit pour la protection civile de couvrir de la meilleure façon qui soit le territoire de la wilaya. L'unité de Mansourah, apprendon auprès du secrétaire général de la wilaya, est inscrite dans le cadre des PSD pour l'année 2010. «Nous prévoyons aussi de renforcer la région Sud, et une réflexion est engagée pour la création d'autres postes avancés qui assurent les premières interventions», assure encore le directeur qui pense toutefois que ceux-ci ne doivent pas être trop éloignés des unités principales, la région Sud inhabitée étant «infestée» de ontrebandiers. Pour M. Medjkane, de la direction nationale de la protection civile, «il faut penser au secours aérien», car les ambulances de la protection civile mettent beaucoup de temps pour évacuer les blessés et les grands brûlés, d'où l'absolue nécessité de doter la protection civile d'un centre pour grands brûlés, estime-t-on par ailleurs. L'évacuation récente de grands brûlés jusqu'à Douéra, distante de plus de 600 km, illustre cet impératif. Nous apprenons dans la foulée qu'un projet d'acquisition de 6 hélicoptères entièrement médicalisés est lancée, et une présélection d'officiers pilotes est lancée, alors qu'une formation dans ce sens est envisagée.
12 018 interventions en 2009, des points noirs à «blanchir»
Les éléments de la protection civile de Ghardaïa ont effectué 13 473 interventions au cours de l'année 2008, un chiffre plus conséquent par rapport à celui de 2009 qui est de 12 018, en raison des inondations. La protection civile a effectué 4212 interventions au cours de cette catastrophe, dont 736 opérations de sauvetage. S'agissant des accidents de la circulation, le bilan est malheureusement macabre. 319 interventions pour 59 décès en 2009 contre 277 interventions et 44 morts. Deux sensibilisations. La protection civile de Ghardaïa, qui est intervenue à titre illustratif plus de 500 fois dans divers incendies en 2009, s'attelle à assumer son rôle dans ce sens, non seulement pour les dangers de la route mais aussi concernant les feux de palmeraie, les accidents domestiques ou «industriels» causant des dégâts énormes. «Nous effectuons des campagnes de sensibilisation continues», affirme pour sa part le commandant Achour, de la direction de l'information, chargé de la formation, pour lequel le citoyen doit désormais passer du stade de spectateur à celui d'acteur. «Nous avons un programme ambitieux de secourisme de masse», affirme-til. Le périple saharien avec la protection civile se poursuivra jusqu'au 21 janvier avec d'autres escales à Tamanrasset et Ouargla.
Le secrétaire général de la wilaya de Ghardaïa affirme : «Tous les sinistrés des inondations de 2008 seront relogés avant fin mars 2010»
S ÉVÈREMENT touchée par des inondations, le 1 er octobre 2008, la wilaya de Ghardaïa a bénéficié d'une attention particulière de la part des pouvoirs publics, qui ont dégagé une enveloppe financière de 4000 milliards de centimes, tenu un conseil du gouvernement sur les lieux même de la catastrophe et relevé le pari de reloger les sinistrés en moins de deux mois, en installant 2997 chalets, en attendant la construction de 2000 logements sociaux de type F3 pour le relogement définitif des sinistrés qui coûteront au Trésor 1600 milliards de centimes. «Tous les sinistrés des inondations du 1 er octobre 2008 seront relogés avant fin mars 2010», a affirmé le secrétaire général de la wilaya, Boulatika Ali, qui nous a reçus dans son bureau en compagnie des responsables de la protection civile. Rappelant les efforts fournis par l'Etat pour la prise en charge des sinistrés, le SG affirme en outre que, sur les 2000 logements destinés à cet effet, 694 sont déjà ache- vés, alors que les autres sont en cours de réalisation avec un taux d'avancement des travaux qui «tire vers la fin». Qualifiant le déluge qui s'est abattu sur Ghardaïa de «tsunami», notre source rappelle que 24 000 habitations ont été touchées. Après le passage des services de contrôle (CTC), qui ont eu à réévaluer le degré des dégâts occasionnés aux habitations, l'Etat a dégagé une enveloppe de 193 milliards de centimes pour les travaux de réhabilitation dont ont bénéficié 12 965 personnes, affirme notre source pour démentir les dires des habitants qui affirment que certaines habitations n'ont même pas été recensées. «Ce sont des habitations dont les propriétaires n'habitent pas à Ghardaïa», se défend le SG. A notre question sur le devenir des chalets après le relogement des sinistrés, notre interlocuteur a tenu à préciser qu'après l'expérience de Boumerdès en 2003, la gestion de ces derniers est désormais du ressort de l'Etat. «L'Etat a créé pour la première fois la société nationale de maintenance et de gestion des chalets», a-t-il affirmé, expliquant qu'ils seront réutilisables, contrairement à ceux de Boumerdès ou de Chlef. En outre, tout en réitérant la nécessité d'interdire la construction sur les berges des oueds, la même voix affirme que le relogement des sinistrés se fera dans le respect des traditions locales. Dans un autre registre, le SG de Ghardaïa fait savoir, s'agissant du développement local, que la wilaya a bénéficié pour l'exercice 2010 de 87 milliards de centimes en PCD et 860 milliards dans le cadre des PSD, un chiffre qui est appelé à être revu à la hausse, pour atteindre 1300 milliards. 212 milliards seront consacrés au secteur des travaux publics (routes), 114 à la jeunesse et 125 à l'éducation, selon la même voix. S. M.
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