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Actualités - Reportage :

La protection civile sur tous les fronts : Une unité dans chaque daïra en 2014 / El Moudjahid le 16 Janvier 2011

Avec un territoire vaste et une superficie totale de 86.560 km2, la wilaya de Ghardaïa fait face à divers dangers et autres accidents mais le risque majeur dont doit se prémunir la vallée du M'zab est celui des inondations.

3% des interventions ont trait aux accidents de la circulation.
Une enveloppe de 231 millions de dinars pour faire face aux inondations.

Avec un territoire vaste et une superficie totale de 86.560 km2, la wilaya de Ghardaïa fait face à divers dangers et autres accidents mais le risque majeur dont doit se prémunir la vallée du M'zab est celui des inondations. L'on se souvient d'ailleurs du tragique épisode de l'Aïd El Fitr de 2008 qui a causé des dizaines de victimes et des dégâts matériels considérables. 

Dans cette optique, la direction de la protection civile de la wilaya de Ghardaïa que préside le lieutenant-colonel Mohammedi Brahim veut se prémunir et anticiper de telles catastrophes en inscrivant un ambitieux programme qui vise à gérer au mieux le risque des inondations et ce, à travers l'acquisition de nouveaux matériels pour un montant global de 231 millions de dinars. Il s'agit d'embarcations pneumatiques, groupes électrogènes, véhicules 4x4 ou encore des pompes. En outre, deux postes avancés implantés de l'autre côté de la vallée du M'zab sont en cours de réalisation.  

Par ailleurs, et à propos de la couverture opérationnelle de la protection civile de la wilaya de Ghardaïa, le lieutenant-colonel Mohammedi nous apprend l'existence de sept  unités et un poste avancé alors que d'ici 2014, trois  autres structures ainsi que quatre postes avancés viendront renforcer ces infrastructures. « Le taux de couverture sera à cette échéance nettement amélioré avec 9 unités d'intervention pour les neuf daïras, en sus de cinq postes avancés », se réjouit-il.   

Aujourd'hui, l'on compte un agent de la protection civile pour 820 habitants, soit mieux que la norme internationale qui recommande un agent pour 1000 âmes. En revanche, des efforts sont à faire pour le ratio ambulances/interventions puisque la norme parle d'un véhicule pour 365 interventions alors qu'à Ghardaïa, l'on est actuellement à une ambulance pour 432 évacuations.   Sur un autre registre, les accidents de la circulation, et à l'instar des autres wilayas du pays, Ghardaïa ne constitue pas l'exception et enregistre chaque année des dizaines de victimes.

Car de par sa position géographique, elle est traversée par un important réseau routier constitué de plus de 750 kilomètres. On citera la RN 1 reliant Laghouat à Tamanrasset, la RN 46 reliant Ghardaïa à Ouargla et la RN 51 reliant El Menéa à Adrar. Ceci s'ajoute à 214 km de chemin de wilaya et 400 km chemins communaux et non classés.  Selon le directeur de la protection civile de la wilaya de Ghardaia, les interventions de ses éléments dans les accidents de la circulation représentent 3% du nombre global et ça tourne annuellement à plus de 240 interventions. Au 30 novembre 2010, les routes ont tué 47 personnes et fait 462 blessés alors qu'en 2009, l'on compte prés de 60 morts et 483 blessés. Généralement, l'axe Berriane – Ghardaïa – El Menéa vers Tamanrasset est le plus meurtrier et représente 70% des accidents de la route. 

« Au final, et si l'on se fie aux statistiques des cinq dernières années, la moyenne annuelle est de 38 décès et 377 blessés dont 33% sont enregistrés à El Menéa », explique le lieutenant-colonel Mohammedi qui fait état du phénomène du vent de sable qui est souvent à l'origine de graves accidents de la circulation, en sus de la fatigue et de l'obscurité. A propos des interventions de la protection civile de la wilaya de Ghardaïa, les statistiques indiquent que plus de 76% de ces interventions ont trait aux évacuations sanitaires, avec au final 10.279 interventions enregistrées au 30 novembre 2010 contre 12.018 observées en 2009.   

        
L'autre danger qui fait des ravages à Ghardaia est celui des feux de palmiers et de récolte. L'on compte à cet effet une moyenne de 214 interventions par an qu'effectuent les agents de la protection civile et quelque 2000 palmiers qui partent en fumée annuellement pour un patrimoine global de près de 1,8 million de palmiers.

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