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République Algérienne Démocratique et Populaire

MINISTERE DE L'INTERIEUR ET DES COLLECTIVITES LOCALES
DIRECTION GENERALE DE LA PROTECTION CIVILE

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Actualités - Reportage :

PÉRIPLE AVEC LA PROTECTION CIVILE DANS LE SUD

LE SACRIFICE DES HOMMES EN BLEU

Horizons le 21 juillet 2010 (Reportage)

Alger-el Bayadh-Bechar-Adrar-Ghardaïa-Alger avec la protection civile. c'est 4000 km de facettes qu'offrent les richesses naturelles de notre pays où, de l'humidité de littoral, on passe au soleil de plomb dardant les immensités de dunes, d'ergs et d'oasis.

SAÏDA ATTEND SON UNITÉ RÉGIONALE

La wilaya de Saida, à 437 KM de la Capitale connue par son eau minérale commercialisée dans tout le pays attend l'achèvement de l'Unité régionale de la Protection civile. Selon, le lieutenant-colonel Mourad Krita, une enveloppe de 247 milliards de centimes a été dégagée pour la construction d'une «Sorte de complexe qui va regrouper toute la région Oranaise. Trois autres unités régionales, sont en construction. Elles devraient être opérationnelles à partir de 2011. M Krita, nouvellement installé à Saida, souligne que la ville est menacée par quatre oueds et les travaux de délimitation de leurs lits tirent à leur fin. Mais il n'y a pas que les crues qui menacent, les incendies, en cette période caniculaire, se déclarent un peu partout. Rien qu'au mois de juin, les pompiers sont intervenus pour éteindre cinq feux de forêts. Selon les échos, recueillis ça et là, des chercheurs de miel sauvage seraient à l'origine de certains d'entre-deux. «Ils allument des feux pour faire fuir avec de la fumée, les essaims pour prendre le miel », affirme un témoin.

NAÂMA : « QUAND ÇA VIENT C'EST DES DÉGÂTS »

lus sud, la wilaya de Nâama. Ici les hommes en bleu redoutent un seul caprice de la nature : les inondations. Les six oueds qui la traversent, représentent un danger potentiel pour les populations. Selon le responsable de la Protection civile de la wilaya, les crues des oueds causent beaucoup de dégâts. La corporation va bénéficier de quatre postes avancés et trois unités de secteur. La région souffre également des tempêtes de sable et des vents violents. Côté tourisme, la vallée verdoyante de Moghrar et l'Oasis de « Tiout » à Ain Sefra ne laissent pas le visiteur indifférent. La chaîne de l'Atlas abrite une flore et une faune typique de la région. On peut y trouver des hyènes, des coyotes et des vautours mais peu de gazelles. Elles ont pratiquement étaient exterminées par le braconnage et la destruction de leur habitat naturel par l'urbanisme et à l'élevage intensif.

UN CENTRE DE SANTÉ ET UNE MOSQUÉE CONTRE DES OUTARDES

out comme les wilayas d'El Bayadh, Laghouat et Bechar, Nâama enregistre chaque hiver, l'arrivée des chasseurs de l'outarde et la gazelle dorcas. Ils viennent, pour profiter des couchers de soleil et des barbecues. Pourtant, la loi interdit cette chasse et des conventions internationales visant à protéger l'outarde ainsi que d'autres espèces en voie de disparition, dont la gazelle dorcas, ont été ratifiées. Les chasseurs en guise de reconnaissance ont bâti un centre de Santé et une grande mosquée au Centre-ville de Nâama.

ADRAR-GHARDAÏA Gare aux dunes, aux chameaux et à la fatigue au volant

lusieurs points noirs sont enregistrés sur les différents axes routiers reliant la wilaya d'Adrar à Ghardaïa. Les RN 6 entre Adrar et la localité de Charouine pour prendre par la suite la RN 51 jusqu'à Hassi Marakket qui donne sur la RN1 sont des routes qui causent beaucoup d'accidents. Chaque année la protection civile enregistre plusieurs décès. Avec un réseau routier très emprunté par les poids lourds chargés de matériels, le risque est très élevé. Si le traitement des points noirs est en cours avec la correction des virages et le balisage, le facteur humain reste à sensibiliser davantage d'où cet appel du directeur de wilaya de la Protection civile, le commandant Brahim Mohamadi du PC de Ghardaïa aux usagers de ces «Routes de la mort» pour être toujours vigilants. «Le danger peut surgir à n'importe quel moment et à n'importe quel lieu, un chameau surgissant de nulle part, une dune de sable qui envahit la chaussée». Le facteur «Fatigue au volant» est à l'origine de plusieurs accidents, relève-t-il. Il déclare qu'ils organisent souvent des campagnes de sensibilisation menées par le biais de la Radio.

«Tiout» Attention ça pique !

Les localité de Tiout, Chellala, Asla et Ain Sefra sont les métropoles du scorpion. Le plus dangereux au monde, diton. Il est de couleur noire. Il représente un danger pour la population. Selon les chiffres de la Protection civile, 17 personnes ont trouvé la mort dans la localité de Tiout en 2005 et 8 en 2009. La cause ? Ici l'homme a utilisé les gîtes d'habitation des scorpions pour construire. Les éléments de la Protection civile ont intensifié les campagnes de sensibilisation et la prise en charge sanitaire de proximité. Afin de se prémunir contre ce danger, la Protection Civile insiste sur le développement de l'élevage des prédateurs du scorpion. N'empêche, un peu partout, des charlatans font les déplacements entre les « souk » de la région dans le but de pratiquer l'immunité contre les scorpions. Munis d'une centaine, ils proposent à la popula- tion de …«signer un pacte avec». Ils invitent les gens à les laisser grimper sur leurs corps. Cet acte est synonyme de pacte entre l'homme et la bête. Nul ne fera du mal à l'autre. Après le baptême, le scorpion ne piquera plus l'homme et ce dernier ne devrait plus l'écraser. Si par hasard l'immunisé bafoue le pacte, il serait dans l'obligation, à son tour, de se protéger contre celui qui a violé l'accord.

Beni Abbès le personnel hôtelier est demandé

 

Les éléments de la Protection civile de la localité de Béni Abbés travaillent encore dans une vieille caserne récupérée en 1963. Cette unité secondaire est équipée de deux camions et une ambulance. 35 éléments y travaillent avec le système de 24 heures suivies de 48 heures de récupération. La moyenne d'intervention est de 3 interventions jour. Une nouvelle unité est inscrite dans le programme de développement de ce secteur, elle devrait être opérationnelle en 2012. Contrairement à Taghit, Beni Abbés se maintient. Pour preuve, l'hôtel «Grand erg Béni-Abbés» a changé de main. C'est un établissement communal géré par les frères Sahnoun depuis le mois de février 2009. Le directeur général Ali, souhaite avoir un personnel qualifié. L'hôtel qui surplombe la palmeraie de Beni Abbès, fait face néanmoins à plusieurs embûches administratives. Malgré cela, M Sahnoun envisage de construire une piscine. «La volonté ne manque pas par ici, l'essentiel c'est de nous laisser travailler ».

ADRAR L'évacuation aérienne est plus qu'une nécessité

a wilaya d'Adrar qui s'étend sur une superficie considérable de 427 968 km2, composée de 11 daïras et 28 communes fait la répartition des ses quelque 389 898 habitants très dispersés. «Ça nous arrive de faire une évacuation sanitaire en 8 heures et parcourir 12 00 km (allerretour) et cela si nous sommes informés à temps», souligne le chef de l'unité principale de la Protection civile de cette wilaya, Hamid Oudachène. Il fait savoir que l'éparpillement des populations d'Adrar rend la tâche très lourde pour les 500 éléments assurant la couverture de cette région formée par quatre zones géographiques majeures: Gourara, Tanezrouft, Tidikelt et Touat. Pour sa par le lieutenant colonel Abdellah Ben Saad a indiqué que les six unités principales, implantées à Timimoune, Aougrout, Zaouiya Kounta, Reggane, Aoulef et Bordj Badji Mokhtar arrivent difficilement à gérer les catastrophes auxquels elles font face. Plus explicite, le premier responsable de ce corps d'intervention a mis en exergue l'importance des évacuations aériennes, qualifiée de plus qu'une nécessité, «une obligation». 700 km (dont 400 km de piste) séparent Adrar et la daïra de Bordj Badji Mokhtar. Mais les éléments de la protection civilefont des interventions dans des conditions parfois extrêmes. «L'engagement de nos hommes l'emporte sur l'éloignement, le vent et le sable », tient à précise l'officier supérieur. Ici, l'ensemble de ces territoires reliant les ergs aux massifs de montagnes, les plateaux brûlés par le soleil, ou encore les montagnes tabulaires aux regs et les oasis aux campements de nomades, font que les interventions de la Protection civile soient un sacrifice. A ces difficultés géographiques s'ajoute l'absence d'un réseau de téléphonie mobile. Il faut avouer que la couverture optimale du réseau téléphonique dans le grand sud n' estqu'une imposture.

De l'eaubouillante dans la cuvette d'Aïn Ouarka

Ain Ouerka est classé parmi les zones humides en Algérie. Elle est connue par ses multiples sources chaudes dont jaillissent au pied de Djebel Chemarikh. La première est exploitée par l'APC sous forme d'une station thermale artisanale à un débit estimé à 3 litres/seconde. Elle loue une vingtaine de maisonnettes, composées de deux pièces et de sanitaires pour 600 DA la journée. La deuxième, plus chaude, jaillit à peu de distance de la première, mais elle n'est pas captée en raison d'un débit très faible. Quant aux sources d'eau froide situées à l'ouest des étangs et utilisées comme eau potable par les habitants, elles proviennent de failles et de fractures.

 

Taghit, la délaissée

Après avoir été enchanteresse pour des générations, la palmeraie de Taghit se trouve actuellement dans un état lamentable. Depuis les inondations du 5 mars 2008, cette localité, distantede 82km de Bechar, est complètement abandonnée. Les séquelles sont encore visibles dans les palmeraies où quelque 10 000 palmiers ont été abandonnés. Certains sentiers sont toujours coupés et les terres agricoles ne servent que pour le pâturage des ovins. En plus des dégâts causés par les inondations, le chef de l'unité de la Protection civile de cette localité affirme que l'incendie de mai 2008 a réduit en cendres quelques 900 palmiers productifs. Les 26 éléments de la Protection civile fixés à Taghit souffrent de problème de manque de pistes et de points d'eau. «Certes la distance entre les villages qui rentrent dans notre périmètre de prévention ne dépasse pas 12 km, mais nous mettons parfois plus de 40 minutes pour intervenir parce que les routes sont impraticables», indique le chef de cette unité.

 

Des figues à Ain Sefra Il y a des figues à Ain Sefra ! Nous ne

connaissons de cette localité que le sable et la température qui avoisine les 45°. Ici le pays change entièrement d'aspect, au point qu'on se croit au nord. Partout de l'eau et de la verdure. Le terrain laisse parfois place aux marécages, qu'entoure des terres de graminées touffues (alfa) et d'absinthes (chih). Les figuiers , néfliersdu néflier et oliviers poussent aisément.

 

A Moghrar le déminagecontinue au quotidien

Cap sur Béchar. La voie est presque vide. Les localités situées sur la RN 06 comme Moghrar, Zoubia, Beni Ounif et Beni Zireg connaissent depuis toujours la présence des forces de l'armée. Des convois militaires sont omniprésents dans la région. Et pour cause, ils font du déminage. La ligne Challes fait encore des victimes par ici. La route est longée par la voie ferrée venant de Tabia dans la wilaya de Sidi-Bellabès en passant par Mécheria pour finir dans la wilaya de Béchar. Ces rails d'une longueur de 580 km sont achevés.

 

Béchar regrette ses noyés

Béchar, de le nom qui a été donné à la plus grande ville à l'ouest du Sahara. Elle est située à 80 km de la frontière marocaine, à 1150 km d'Alger, à près de 700 km de la mer et 852 km de Tindouf. Comme une grande partie des wilayas du sud, Bechar est exposée aux inondations, aux feux de palmeraies, aux accidents de route meurtriers et aux noyades dans les barrages. Mais ce que craignent les 470 éléments du corps des pompiers et les habitants ce sont les crues aussi soudaines qu'imprévues. « Parfois les oueds se remplissent et le soleil bat son plein. Les eaux qui déferlent du Maroc, surprennent plus d'un», souligne le lieutenant colonel, Djamel Kraroubi. «Les dernières inondations de 2008 ont emporté 12 personnes mais nous avons pu sauver 114 autres », précise le capitaine Saïd Lamechi, Chef de l'unité principale. « Cette année on a porté assistance à plus de 1000 familles, on a aussi sauvé leurs cheptel », ajoutet-il. Le capitaine affirme également que les accidents de circulation, surtout les renversements des camions-citernes transportant du carburant, font souvent des victimes. L'an 2009 a enregistré plus de 70 morts.

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