Protection civile : Des 4x4 pour les régions désertiques El Moudjahid Le 14 Juin 2010 ( Reportage ) envoyée spéciale à Adrar
A. Fadila
1.069 nouvelles ambulances (dont 200 de type 4x4) et 500 véhicules d'intervention en 2011.
Les unités de la protection civile des régions Sud enregistrent encore un déficit en matériel roulant. Les différentes structures d'intervention visitées par une délégation de journalistes dans le cadre d'un voyage d'étude dans des wilayas du Sud organisé par la Direction Générale gagneraient à s'équiper en véhicules léger de type 4x4.
Plus adaptés au climat et aux spécificités à la fois géologiques et topographiques de la région du grand Sud, ces véhicules réduiront, à coup sûr, les délais d'intervention qui dans certains cas, peuvent atteindre 10 heures.En effet, bien qu'elles aient été bénéficiaires d'ambitieux programmes d'équipement lors des derniers plans quinquennaux, ces unités demeurent demandeuses d'un matériel roulant plus adéquat et mieux adapté aux missions spécifiques aux zones désertiques. Entre les cas de recherche d'égarés, les envenimations scorpioniques, les inondations et feux de palmeraies, les éléments de la protection civile se retrouvent souvent obligés de recourir aux moyens du bord. Chose qui se répercute, négativement certes, sur les délais d'intervention et sur l'efficacité des opérations de sauvetage.
Consciente de l'importance d'un tel enjeu, la direction générale de la protection civile a engagé plusieurs opérations d'acquisition de véhicules. D'après M. Medjkane, sous-directeur des statistiques et de l'information, au moins trois appels d'offres ont été lancés depuis peu pour le renforcement du parc roulant de ce corps constitué. Ainsi, 500 véhicules et 1069 ambulances viendront s'ajouter à l'équipement d'intervention à travers les différentes wilayas du pays. Sur les 500 premiers véhicules, 200 sont des véhicules de commandement dotés de moyens d'intervention. Les 300 autres restants, sont des voitures de liaison (des pick up) pour le transport et le déplacement des brigades. Ces engins faciliteront, précise le représentant de la protection civile, l'accès aux zones difficiles qu'elles soient situées dans des Ergs, des milieux rocheux ou inondés et des pistes sahariennes.
S'agissant des 1069 ambulances médicalisées, l'on apprend que la demande sur ce type de matériel se fait de plus en plus importante et pressante sachant que près de 80% des interventions enregistrées à travers le territoire national concernent des cas d'évacuation sanitaire. Soit près de 400.000 interventions sur un total de 500.000 recensées annuellement dans les 48 witayas « sur les 1069 ambulances, 153 sont de type 4x4 » précise M. Medjkane. L'information ne manquera pas de réjouir les directeurs de la protection civile rencontrés.
L'objectif d'atteindre un minimum de deux ambulances dans chaque unité semble ainsi gagné d'avance sachant que plus de 450 unités sont recensées à travers le pays « chaque unité est dotée d'au moins une ambulance. C'est un matériel indispensable et il n'y a pas d'unités qui en manquent » dira M. Medjkane.
La protection civile compte, rappelons le, créer des brigades d'intervention par voie aérienne. L'achat d'un total de six hélicoptères, engagé par la direction générale, suivi par des programmes de formation de pilotes et techniciens est accueilli avec beaucoup d'enthousiasme par les éléments de la protection civile qui évoquent à chaque fois l'efficacité d'un tel équipement a fortiori dans les régions du grand Sud. C'est justement la mission première de ces brigades qui seront appelées à consolider les opérations de sauvetage dans les milieux périlleux, à accomplir la mission de reconnaissance des zones sinistrées, le transfert sanitaire, l'extinction de feux, et le transport de troupes.
De notre envoyée spéciale à Adrar A. Fadila
Examen de recrutement à Adrar : Peu de candidats savent nager
Le groupe de journalistes qui participe au voyage d'étude organisé par la direction générale a assisté aux épreuves au Complexe sportif d'Adrar. M. Bensaad, directeur de la protection civile de cette wilaya nous expliquera les différentes étapes de cet examen qui s'est étalé toute la journée. Les 577 candidats ont été dispatchés en quatre groupes et tournent à tour de rôle sur les épreuves. Le premier groupe passait l'examen de course de 1000 m alors que les autres font de la natation, de la course avec port de sac et la corde « cette organisation nous permet de finir en une journée l'épreuve physique. C'est également un moyen de faire éviter à nos candidats les longues files d'attente » dira M. Bensaad qui chapeaute les examens en présence d'un jury composé de cadres de la protection civile affectés par le direction générale pour l'inspection et l'évaluation.
Vers 19 h, ce même jury s'est réuni à la direction de la protection civile pour enregistrer les résultats de ces épreuves. Constat fait «très peu de candidats s'en sortent bien dans la natation » fait-on remarquer. En effet, l'épreuve de natation est la plus redoutée dans la région du Sud « il y en a qui ont pris le risque de se noyer dans la piscine, c'est le point faible des candidats de cette année ».
A. F.
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